Scrum vs kanban : quelles différences pour vos collaborateurs ?

Scrum vs kanban : zoom sur les 5 différences entre ces deux méthodes agiles pour les collaborateurs de votre entreprise.

Les collaborateurs de votre entreprise ont beaucoup à gagner en se formant aux méthodes agiles de gestion de projet telles que scrum et kanban.

Si ces dernières permettent aux équipes d’optimiser leurs performances, elles leur offrent également les moyens de mieux communiquer.

La méthode agile scrum et la méthode agile kanban présentent des points communs.

Toutes deux se distinguent des méthodes de management prédictives, type waterfall, mises en place lors du management plus classique d’un projet.

La gestion des tâches devient plus aisée, l’équipe de travail plus productive et les processus plus fluides.

 

Néanmoins, scrum et kanban ne sont pas interchangeables. La vision, la cadence, la répartition des rôles et les pratiques diffèrent.

L’une de ces méthodes de gestion conviendra sans doute davantage aux collaborateurs de votre entreprise.

 

Scrum vs kanban : faisons le point sur les cinq différences majeures entre ces deux cadres de travail agiles.

Vous aurez ainsi toutes les clés en main au moment de choisir une formation en gestion de projet pour vos équipes.

1 — Scrum vs kanban :

à chaque méthode agile ses origines

Scrum et kanban constituent des cadres méthodologiques parfaits pour mettre en œuvre la philosophie agile au sein de votre entreprise.

Sachez tout d’abord que ces méthodes de gestion ont émergé dans des contextes bien différents.

La méthode agile scrum et le développement de logiciels

La méthodologie scrum a été initiée dans les années 80, grâce aux travaux de Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka.

Ces professeurs en pratiques de gestion ont mis au jour les premiers éléments du scrum à partir de leurs observations sur le terrain.

 

D’après ces penseurs, lorsque le travail d’équipe est motivé par des objectifs communs, le développement et l’amélioration des produits gagnent en efficacité. Le cadre de travail agile scrum a d’abord été implémenté dans le développement de logiciels, avant de s’étendre à d’autres domaines.

La méthode agile kanban et son approche lean

La méthode agile kanban, quant à elle, tire ses origines de la construction automobile. Taiichi Ono, ingénieur chez Toyota au début des années 50, a imaginé le cadre méthodologique kanban.

À l’époque, son but était d’optimiser la productivité au sein de l’usine Toyota.

 

Il a donc proposé une solution pour augmenter les cadences de production et rivaliser avec les entreprises américaines de l’époque.

La méthode agile kanban correspond à une approche de lean management[1] .

En ce sens, la demande des consommateurs et des clients détermine la cadence des biens à produire.

De nombreux secteurs d’activité ont ensuite intégré kanban dans leurs processus de management et de gestion de projet au fil des décennies.

2 — Scrum vs kanban :

à chaque méthode agile sa répartition des rôles dans l’équipe de travail

Dans le cadre d’un projet mené avec la méthodologie scrum, les rôles sont définis dès le début du processus.

Ils ne sont pas amenés à évoluer. La gestion de projet agile scrum repose sur trois éléments majeurs : l’équipe de développement, le product owner et le scrum master.

Les frontières sont plus poreuses concernant la répartition des rôles dans les projets conduits avec la méthode agile kanban.

 

Scrum : équipe de développement, product owner et scrum master

 

L’organisation agile scrum définit les responsabilités de chacun à travers le rôle qu’il occupe.

Pour atteindre les objectifs fixés et garantir la livraison du produit dans les temps, chaque membre de l’équipe se doit de la jouer collectif.

 

Les membres de l’équipe de développement scrum présentent les compétences nécessaires pour développer le produit ou le service.

Une équipe scrum est généralement constituée de 6 à10 personnes. Ces dernières sélectionnent et réalisent les tâches escomptées durant le cycle de travail.

Autonomie et collaboration sont les maîtres mots lors de la mise en œuvre des principes scrum.

 

Le product owner, ou chef de produit, a un rôle commercial. Il représente le client. Le product owner priorise les éléments du backlog tout au long du projet, en fonction des exigences du client. Ainsi, il soutient l’équipe de développement.

 

Enfin, le scrum master est le chef d’orchestre de cette organisation. Il vérifie tout au long du projet que les principes scrum sont respectés. La cohérence des processus et la communication entre les membres de l’équipe reposent sur ses épaules. Il n’existe pas de lien de subordination entre le scrum master et l’équipe scrum.

 

Kanban : des rôles plus poreux dans l’équipe de travail

 

Dans le cadre de la méthode agile kanban, la répartition des rôles évolue au fil du projet. Elle n’est pas aussi figée qu’avec scrum. Il n’existe pas d’équivalent au scrum master dans la méthode kanban, par exemple.

Ainsi, chaque membre de l’équipe est garant de la bonne conduite du projet.

 

Cependant, le rôle du product owner est souvent attribué à une personne de l’équipe, dans une gestion de projet kanban.

Le but étant de formuler les priorités et de retranscrire les besoins du client.

 

Par rapport à scrum, la réalisation du travail repose davantage sur la responsabilité de toute l’équipe.

Chaque membre tient compte des tâches inscrites sur le table au kanban pour faire avancer le processus de développement.

Cela implique que chacun aille vers ses collègues pour collaborer.

3 — Scrum vs kanban :

à chaque méthode agile sa vision de la gestion de projet et ses principes

Scrum comme kanban permettent aux organisations de gagner en productivité.

Le travail de départ diffère selon les principes de ces deux méthodes de gestion de projet[1] .

Aux prémices, le développement d’un projet scrum repose sur la création d’une user story et d’un backlog.

Ces étapes prennent la forme d’un tableau aux colonnes évolutives chez kanban : le fameux tableau kanban.

 

Scrum : développement et amélioration du produit grâce à l’user storyet au product backlog

 

La philosophie de la méthode agile scrum repose sur la volonté de résoudre des problématiques complexes lors du développement d’un produit ou d’un service, tout en délivrant des produits ou des services de valeur aux clients.

 

Les feedbacks de chaque client sont donc centraux. Ils permettent une amélioration constante, en rendant possible la modification rapide d’un produit ou d’un service.

 

Avant la réalisation de tout projet, scrum implique des étapes de réflexion. Tout d’abord, l’expérience utilisateur est décrite dans une user story.

Chaque story mentionne la durée des tâches à accomplir.

 

Lorsque le client valide une story, les fonctionnalités sont hiérarchisées dans le product backlog.

Cet outil est un carnet de commandes répondant aux besoins du client. Le product backlog peut évoluer au fil de la conduite du projet.

 

Kanban : développement et amélioration du produit grâce à la méthode des étiquettes

 

La philosophie de la méthode agile kanban est basée sur le désir d’améliorer continuellement les flux de travail et les processus de développement.

Les membres de l’équipe adaptent donc en permanence le tableau kanban en fonction des objectifs et des priorités.

 

Le tableau kanban est un outil visuel. Il permet de prioriser les tâches grâce à un système d’étiquettes.

D’ailleurs, c’est de là que vient le nom de cette méthode agile, le mot japonais kanban se traduisant par « étiquette ».

Chaque colonne permet de visualiser les tâches accomplies, les tâches en cours et celles à venir.

 

Notez qu’un tableau kanban ne se limite pas aux colonnes traditionnelles « à faire », « en cours » et« fait ».

Cet outil est personnalisable, en fonction des besoins de l’équipe. Ainsi, il est possible d’insérer une nouvelle colonne dans le tableau kanban durant l’avancement du projet.

Vous l’aurez compris, la flexibilité est centrale dans la méthode agile kanban.

4 — Scrum vs kanban :

à chaque méthode agile sa planification

 

L’une des différences majeures entre scrum et kanban repose sur la planification des projets et leur livraison.

Contrairement à la méthode agile kanban, la méthode agile scrum est basée sur des cycles de travail.

 

Scrum : des cycles de travail délimités dans le temps

 

Le calendrier de la méthode agile scrum procède par itérations, nommées sprints.

Chaque cycle de travail se limite à une durée de deux à quatre semaines.

Les sprints correspondent à des phases de développement du produit ou du service, clairement définies dans le planning.

 

Au terme de ce cycle, une version améliorée du projet voit le jour. Un nouveau sprint peut ensuite démarrer.

 

Kanban : une planification des tâches en flux continu

 

La méthode agile kanban se centre sur une volonté d’amélioration continue des processus de développement, sans se baser sur des cycles de travail.

Le projet accueille constamment de nouvelles évolutions, sans limite.

 

De nouvelles tâches sont donc planifiées sur le tableau kanban dès que les tâches les plus anciennes ont été clôturées. Ici, il n’est pas question de cycles de travail programmés, mais d’une gestion de projet en flux continu.

5 — Scrum vs kanban :

à chaque méthode agile sa mise en pratique

 

La mise en pratique de la méthode agile scrum obéit à des réunions codifiées et prévues avant le début du sprint. Ce cadre de travail est plus flexible avec kanban.

 

Scrum : sprint planning, sprint review, daily scrum et rétrospective

Lors des projets gérés avec la méthode agile scrum, une phase de développement produit commence toujours parun sprint planning meeting.

Au début du cycle, toute l’équipe scrum collabore pour programmer les tâches qui seront effectuées durant le sprint.

La durée de cette étape de planification est de une à quatre heures, en règle générale.

 

Au cours du processus, une réunion de quinze minutes a lieu quotidiennement. Cette réunion est appelée dailyscrum.

Le mot scrum prend d’ailleurs tout son sens. En effet, le concept scrum se traduit par « mêlée ».

Comme au rugby, l’équipe se serre les coudes pour faire avancer le projet. Cela permet notamment de lever les points bloquants.

 

À la fin du sprint, le sprint meeting review permet à l’équipe de prendre d’observer les résultats obtenus suite à la livraison du travail.

La rétrospective, quant à elle, est un temps de recul. C’est le moment d’analyser les éléments qui ont fonctionné, et ceux qui ont mis l’équipe et le projet en difficulté. Le but est de rendre les futurs sprints plus efficaces.

 

Kanban : flexibilité des réunions entre membres de l’équipe

 

La méthode agile kanban est-elle dénuée de réunions entre les membres de l’équipe ?

Bien sûr que non. Ces réunions ne sont pas aussi ritualisées que celles de la méthodologie itérative scrum. Elles restent toutefois essentielles pour l’avancement duprojet.

 

Le respect des bonnes pratiques est aussi vital que dans la méthode agile scrum.

Les membres de l’équipe ont la responsabilité d’introduite une limite pour les tâches en cours, et de visualiser le flux de travail pour faciliter sa gestion.

 

Les méthodes agiles scrum et kanban se différencient par leurs principes et leurs pratiques.

Sont-elles pour autant inconciliables au sein de votre entreprise ? Loin de là. Scrum et kanban se complètent.

D’ailleurs, la méthode scrumban allie certains éléments de ces deux méthodologies.

 

Notre formation scrum master[1] et notre formation kanban[2]  placent avant tout l’humain au cœur des enseignements.

Gestion des risques, gestion des coûts, communication de projet : donnez àvos équipes la possibilité de mieux performer.

Grâce aux spécialistes de SineaFormation, vos collaborateurs parviendront à implémenter un management agilescrum ou kanban dans leurs processus.